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 un pacte avec le diable de thierry lenain

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magalie



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MessageSujet: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 4 Mai 2010 - 1:49

J'ai lu ce bouquin quand j'etait petite je vien juste de le retrouvez et j'aimerai vous le faire lire !!
( chaque jour je posterai la suite )
Il ma beaucoup touchez...



Avant, je ne lisais que des livres pour enfants.
A cause de mon âge. Maintenan j'ai douze ans, alors je lis ceux de mon père.
Enfin pas tous... : il en achetète des pas drôle du tout. Il y a aussi ceux qui sont rangés sur la dernière étagère , tout en haut.
Je n'ai pas le droit d'y toucher...Ce sont des livres pour adultes, il paraît.
Parceque moi je ne suis plus une petite fille, mais je ne suis pas encore une grande personne. Je suis entre les deux.

En tout cas , les livres pour enfants, je ne les aime plus tellement.
Ils nous prennent souvent pour des bébés.
Et puis ce n'est pas comme dans la vie : ça se termine toujours bien. Comme les films d'amour à la télé : ils finissent toujours par s'embrasser. Et pourtant dans la vraie vie, celle qui n'est pas du cinéma, ce n'est pas du tout pareil.
Mes parents par exemple. Au début , ils vivaient ensemble, et même avec moi en plus.
Aprés, ils ont divorcé. On m'a collée avec ma mère. J'aurais préféré mon père.
Personne ne m'a demandé mon avis. Bon, ce n'était pas trop grave, parceque je l'aime quand même, ma maman.
Mais ça ne s'est pas arrêté là : elle s'est remariée avec un type que je ne connaissais même pas.
Pour elle c'était une belle histoire d'amour. Pas pour moi. Je ne pouvais pas le supporter , l'autre , mon " beau-père " , comme il voulait que je l'apelle. Alors je l'appelais Lépa-père.
Et c'était l'horreur d'habiter la même maison que lui ., vraiment pas un conte pour enfants.

Mais les soirs ou j'était très malheureuse, je me disais que tout ça, c'était parce que je me trouvais dans un mauvais chapitre , que dans le dernier, tout changeait. Courage, plus que quelques pages et Zorro allait arriver...

J'ai connu un garçon. Il s'appelait David.
Lui non plus ne vivait pas dans un livre pour enfants.
Ou alors, il manquait le dernier chapitre.
Parce que David a divorcé d'avec la vie.
Et dans ce cas -là, on ne se remarie jamais.


C'était un soir d'orage. Avec un tonnerre et des éclairs a donner la chair de poule.
Si ma mère avait porté des jupes , je m'y serais réfugiée. Mais elle ne met que des pantalons.
Elle trouve qu'elle n'a pas d'assez jolies jambes.
Orage dehors et puis dedans aussi : Lépa-père souffrait d'une rage de dents jsutement.
Ca l'avait rendu d'une humeur massacrante.
Depuis un moment, je le voyais tourner en rond en se tenant la machoire. " ça va biento tomber..." j'ai pensé. Il a allumé la télé.
Je n'ai pas pu m'empêcher , j'ai dit :
- C'est dangereux d'allumer le poste pendant l'orage.
Je l'avait lu dans le journal le matin même.
Il n'a eu qu'à faire volte-face pour m'en décrocher une.
-Mais de quoi elle se mêle cette peste ! il a crié.
Maman a tenté d'intervenir :
-René!...
Ils se sont disputés.J'ai monté les escaliers, sans un mot. Il m'avait fait mal. Je me mordais les lèvres pour ne pas pleurer : il aurait été trop content. C'est après avoir fermé à clé la porte de ma chambre que j'ai laissé couler les larmes.
Je n'ai pas réfléchi longtemps. J'ai sorti mon sac à dos de l'armoire. Le petit , celui que je prends pour aller me balader en ville . Il est rose avec des bretelles bleues. Dedans, j'ai mis le petit ours en peluche que je traine depuis l'âge de trois ans, mon walkam, trois ou quatre cassettes,mon stylo à encre rouge et mon carnet à secrets, les boucles d'oreilles que papa m'avait offertes a Noel, le bâton de rouge a lèvres de Carole, et...c'est tout.
J'ai enfilé mon blouson, mes baskets orange, le sac : j'était prête pour aller chez mon père, et m'y installer pour toujours.
Je m'était dit qur pour le dernier chapitre je n'allais pas pour le moment attendre Zorro. Je préférais écrire la fin toute seule. Au cas ou il aurait été retardé.

Je me suis fait une queue de cheval et je me suis allonge sur le lit, en attendant qu'ils montent se coucher.

J'ai failli m'endormir tellement ils sont restés tard devant la télé.
Quand ils sont passés devant ma chambre, je les ai entendus qui riaient. Ils s'étaient réconciliés, et le mal de dents de l'autre branque avait apparemment disparu.
Surment grâce à la gifle que j'avait reçue.
Il nese sont pas arrêtés. Ils n'en avaient rien a faire de la petite fille sur son lit.
Ils rigolaient. J'imaginais Lépapère coller des baisers bruyant dans le cou de ma mère comme il le fait toujours. Moi ça me dégôute.
Je me demande comment elle peut se laisser embrasser cette vialine bouche moustachue....
J'ai griffonné un mot, pour que mamanne s'inquiète pas trop. J'ai terminé par : " Ne sois pas triste. Je viendrai te voir souvent. Je t'aime quand même."
Et je suis partie.

Une fois dehors , j'ai regretté de ne pas avoir pensé a mon k way. Parce qu'il pleuvait encore. Oh , pas grand chose. Il pleuvotait, quoi.
Mais ça a suffi pour que j'aie les cheveux et les pieds trempés.
Je suis allée jusqu'à la gare. C'etait là ou j'avait l'habitude de retrouver mon père. J'ai voulu lui telephoner en chemin, mais il n'y avait plus que des cabines a cartes dans la rues maintenant.
Pareil dans le hall. Et moi je n'avais que des pièces en poche. Ca commençait mal.
23h11 a la grande horloge. J'ai poussé la porte du café des Voyageurs. Je ne pouvais plus appeler papa que de cet endroit. La salle était déserte , mis a part un vieux bonhomme attablé davant un verre de vin rouge. Il dormait à moitié. Il semblait ailleurs.
Je me suis dirigée vers le comptoir. Le serveur lisait le journal.
-J'peux téléphoner ? j'ai demandé.
-Tes toute seule ? il a dit en me dévisageant.
- Non, y'à mon père qui va arriver...
Il a replongé le nez dans sont journal.
-Le telephone est réservé aux consommateurs , il a marmonné.
-Ca tombe bien , j'ai répondu , j'veux un cacolac.

Il a tendu le bras pour enclancher le compteur, et il a soupiré :
-La porte du fond...
-Avec une paille, le cacolac, j'ai précisé.
Le telephone se trouvait dans les toilettes.
J'ai pensé me sécher lec cheveux avec la serviettequi pendait au mur, mais elle était trop sale.
J'ai décroché le combiné et composé le numéro de papa , prête à a lancer mon S.O.S.
Je me demandais qu'elle allait être sa réaction..ça a sonné trois fois, et il a décroché.
-Allô papa ?
Il y a eu un petit silence , puis :
-Bonjour , vous êtes bien chez Jacques bertrand...
Zut de zut de zut !! Son répondeur !
-...Je suis absent jusqu'à samedi. Vous pouvez me laisser un message après le bip sonore. A bientôt.

Absent jusqu'à samedi. Mais dans quel film il avait vu jouer ça , lui, qu'on prenait des vacances le jour ou sa fille fuguait ? Mon père, il a toujours tout faux. C'est pour ça qu'il n'à pas obtenu ma garde au jugement...il s'était trompé d'heure !

Ca a fait mauvaise impression...
Qu'est-ce que j'allais devenir d'ici samedi ?
On n'était que lundi. Pas question de retourner à la maison , ce n'était plus la mienne.
Et puis quest-ce qui allait se passer avec maman ?
Elle allait prévenir la police...
J'ai raccroché.
Ca ne servait à rien de rester plantée là, le combiné a la main, à enregistrer du silence sur le répondeur.
Je me suis dit :
" Reste plus qu'à aller boire mon Cacolac."
J'y suis allée.

Je suis repassée dans la salle, la mine déconfite. Le vieux bonhomme était toujours là. Il dormait maintenan, affalé sur la table.
Nous n'étions plus seuls dans le café. Un garçon s'était installé deux ou trois tables plus loin.
A peu près l'âge du cousin de Carole, dont je suis amoureuse , mais ce n'est pas possible parce qu'il a vingt-deux ans.

Il touillait son lait-fraise avec une longue cuillère en plastique vert.
J'ai pris ma bouteille et mon verre sur le comptoir, et je me suis assise près du juke-box. J'ai accroché mon sac au dos de la chaise.

Fallait que je réfléchisse.
Pour m'aider, j'ai mis une pièce dans la machine et j'ai selectionné une chanson d'Alain souchon. Ce n'est pas que j'adore , mais sa voix me détend , elle ressemble à celle de papa. J'ai attrapé la paille avec ma bouche et j'ai siroté mon Cacolac.

A la fin du disque, je n'avait toujours pas trouvé de solution.
Pendant un moment j'ai pensé attendre mon pére chez Pauline.
C'est sa copine, mais ils ne vivent pas ensemble.
Et en plus elle ne tient pas du tout à devenir ma belle-mère.
Je l'aime beaucoup.
A coup sûr, elle aurait accepté de m'héberger.
J'ai essayé de lui telephoner, elle était absente aussi.
J'ai reprogrammé la chanson, et je me suis dit : " Tiens, je vais faire une partie de flipper, ça m'aidera à me concentrer."
Je suis la reine du flipper : c'est papa qui m'a appris à jouer.
C'était un Wargame , celui que je préfère.
Au moment ou j'ai lissait la pièce dans la fente,le serveur , toujour plongé dans son journal
-il devait l'apprendre par coeur-, a grogné :
-Hé la morveuse ! les jeux sont interdit au moins de seize ans non accompagnés.
C'était vraiment pour m'embêter.
Il m'avait laissée entrer dans le café, il aurait pu me laisser jouer.
A l'autre bout de la salle, le garçon s'esr levé.
-Et alors, ça ne se voit pas qu'elle est accompagnée ? Je suis sont frère.
Il s'est approché de moi , tandis que le serveur haussait les épaulesen maugréant.
-Tu me paies une partie , p'tite soeur ?
J'ai repondu :
-D'accord , mais je prends le premier tableau.
Il a fait oui de la tête et j'ai envoyé la boule.
J'aurais pu faire un malheur.Le tour du compteur, sans probléme. Il y avait déja 345 000 points affichés quand le patron est apparu :
-qu'est-ce tu fous ici , toi ?
J'ai sursauté. Mon doigt a glissé sur le bouton. J'ai raté la boule. Il s'est approché de nous.

-Je ne veut pas de gars de ton genre ici !
T'as deux secondes pour déguerpir.
Il s'est aperçu de ma présence...
-Et emmène cette gamine avec toi. Ce n'est pas une maternelle ici!

Cette journée commençait à ma fatiguer.
Mon frère adoptif s'est penché sur moi :
-Je crois qu'il vaut mieux qu'on parte...
J'ai récupéré mon sac et je l'ai rejoint dans la rue. La pendule SNCF marquait 23h46.
Bientôt mardi. Je marchais à côté de lui.
-Dis donc, le patron du bar n'à pas l'air de t'aimer beaucoup...j'ai remarquer.
Il a haussé les épaules :
-Il est atrd , tu devrais rentrer chez toi.
-Je n'ai plus de maison..., j'ai soupiré.
-Tu dors ou ?
-Dans la gare peut-être.
-Viens chez moi si tu veux.
Et puis on n'à plus parlé. Il était plutôt du genre silencieux. J'ai pensé : " J'y vais ou j'y vais pas ? Il n'a pas l'air méchant..."
Mais je le trouvais bizarre.
Je n'aurais pas su expliquer pourquoi, à ce moment-là.
Maintenant, je sais. Il etait malheureux. Si malheureux qu'on ne pouvait rien lire d'autre sur son visage.

J'ai décidé d'accepter l'invitation : dans le hall de gare , j'aurais été ramsassée par la police, direction Lépapère, merci bien !
On a continé à marcher en silence.
La pluie avait cessé , j'évitais les flaques.
Lui s'en moquait.
-Comment tu t'apelles ? il a fini par me demander.
-Roxanne. Et toi ?
-David.

Son appartement était minuscule. Une pièce, avec une petite salle d'eau, juste une douche et un lavabo. Pluto crado.
Il a essayé de ranger en déplaçant deux ou trois trucs.
-Excuse pour le désordre, il a dit. Je ne savais pas que j'aurais une invitée ce soir.
Pendant que je lui répondais que ce n'était pas grave, il a sorti une couverture d'un placard.
-Il faut que tu dormes, maintenant. Tu n'as qu'à te coucher sur le canapé.
Et il m'a regardée.
Alors j'ai commencé à avoir peur.
Je lui au subitement trouvé une tête louche, avec ses yeux enfoncés et cernés , ses joues maigres et son air absent.
Et si j'était tombée sur un cinglé? J'en avais déja lu dans le journal des hsitoires de timbrés qui auraient pu s'attaquer à moi.
Pourquoi le patron deu bar l'avait-il mis à la porte ?
Il avait dit " des gars de ton genre ".
De quel genre voulait-il parler ? J'aurais dû me méfier. J'avait la gorge nouée, et c'était la panique dans ma tête.
Mon coeur s'est mis à battre un peu plus vite.
J'aurais voulu partir, mais je n'osais pas, des fois que ça l'aurait énervé. J'ai pensé : " T'affole pas , tu t'enfuiras quand il dormira."
Je me sui couchée comme il l'avait dit, sur le canapé jaune et sale , mais j'ai gardé mon blouson et mes baskets. J'ai rabattu la couverture sur moi et serré mon sac que je n'avait pas laché.

Quand je l'ai vue traîner les pieds vers la porte et fermer le verrou, j'ai vraiment eu la trouille. J'ai bredouillé :
-S'il te plaît, tu peux laisser ouvert ?
C'est parce que je ne supporte pas d'être enfermée...
Il a ôté sa main du loquet et s'est tourné vers moi.

Excuse-moi Davis. J'ai réellement cru que tu me voulais du mal.
Je ne pouvais pas le deviner qu'il n'y avait que toi que tu pouvais faire souffrir.Tu comprends, j'avais peur.
Il a laissé la porte entrebâillée.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 4 Mai 2010 - 10:04

J'ai tout lu, vivement la suite !

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 4 Mai 2010 - 16:29

J'ai fermé les yeux, David croie que je dormais. Je n'en avait pas du tout l'intention, sinon comment j'aurais fait pour m'évader ?
Mais le sommeil, ce n'est jamais comme on veut et le marchand de sable s'est acharné sur moi comme s'il ne lui restait plus que ça a faire jusqu'au lendemain matin.
J'avait la tête dans le coton. Je ne savais plus très bien si je rêvais ou quoi.
En même temps que je résistais au sommeil, je suivais David avec les oreilles.
Je l'ai entendu se verser de l'eau du robinet.
L'image de maman qui pleurait s'est mise à me hanter.
Il s'est déshabillé et je me suis dit : " Si elle a réussi à prévenir papa, il doit être mort d'inquiétude ! " L'interrupteur a fait clic.
J'ai imaginé Lépapère fou de rage, jurant qu'il me donnerait la correction de ma vie.
Le sommier a grincé, David était couché. J'ai attendu un moment, en pensant à quand on vivait ensemble tous les trois, papa, maman et moi, et qu'on s'aimait tous les trois, c'était bien.
Il n'y avait plus de bruit.
J'ai levé les paupières, juste un peu, pour regarder entre les cils.
Il n'y avait rpas de volets à la fenêtre.
Dehors, le vent avait chassé les nuages.
De temps en temps, tout rougissait à cause d'une enseigne lumineuse qui clignotait dans la rue. J'ai fixé David, en comptant lentement dans ma tête. A 500, je me levais et je partais. Mais j'ai raté mon évasion. Je n'en étais même pas à 200 quand David s'est soudainement redrssé.
Il a regardé dans ma direction.
Je n'ai pas bougé d'un centimètre. Il ne s'est aperçu de rien, et j'ai continué à l'observer.
Il est allé chercher quelque chose sur l'évier.
C'était une petite cuillière, je l'ai vue quand il est revenu s'asseoir sur le bord du lit.
Il a de nouveau jeté un coup d'oeil vers moi.
Avec la cuillière, il a pris un peu d'eau dnas un verre sur la table de chevet.
Il l'a posée au pied de la lampe, et il a opassé la main sous le matelas.
Il en a ramené un petit sachet blanc.
Ce n'était pas vraiement un sachet, plutôt une feuille pliée et repliée.
Il l'a ouverte avec beaucoup de précaution, et l'a penchée au-dessus de la cuillère.
Une poudre fine s'est échappée.
Il a ensuite pris un briquet et passé la flamme sous la cuillère,pour chauffer ce qu'elle contenait.
Et il a tout reposé.
Tout ça m'a donné des frissons dans le dos, parce que j'avais deviné ce qu'il préparait.
J'avait déjà vu ça au ciné, dans un policier, sauf que là c'était pour de vrai.
Alors quand il a ouvert le tiroir, j'ai su ce qu'il allait en sortir, et j'ai fermé très fort les yeux.
Si fort que mon front a dû toucher mon nez.
Les seringues, j'ai horreur de ça.

Je déteste les piqûres, depuis toujours.
Ma mère est infirmière, et quand j'étais petite elle m'emmenait dans ses tournées.
Des fesses de toutes sortes trouées par des aiguilles de toutes les longueurs, j'en ai vu un bon paquet !
Mais je ne m'y suis jamais habituée, jamais.
Chaque fois, j'avais envie de vomir.
Je me cachais les yeux avec les mains, en laissant les doigts écartés pour voir un peu quand même.
Ca me dégoûtait, mais je regardais, je ne pouvai pas m'en empêcher.
Les gens me trouvais comique : j'étais le " petit clown " de l'infirmière.
Il y a même qui en rajoutaient dans les cris de douleur, pour me faire frémir, comme si c'était un jeu.
Moi , ça me nouait les tripes encore plus.
Jusqu'au jour ou j'ai vraiment vomi sur la moquette d'une vieille aux fesses toutes ridées.
Je n'ai plus suivi maman.
Une seringue me terrorise plus qu'un pistolet.
Mais Davis n'était pas une infirmière.
Sa seringue, c'était pour se droguer.
Et rien que de l'imaginer, ça m'a soulevé le coeur, comme autrefois.

David, je me suis souvent demandé pourquoi tu faissais ça.
Je crois avoir compris en repensant à ce soir-là : même dans ton lit, tu n'arrivais plus a rêver.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 4 Mai 2010 - 17:19

C'est tristounet, mais prenant ! Encore !

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 0:10

Quand je me suis réveillée, le soleil brillait dans l'appartement.
Les événements de la veille m'ont semblé lointains, mes peurs aussi.
La nuit, on ne voit rien comme le jour.
Tout n'était pas si dramatique après tout.
J'était même plutôt contente. Un endroit ou ne traîne pas la trombine de Lépapère, c'est un peu le paradis.
Surtout qu'il a une de ces haleines le matin. Si tu te prends dans les narines, tu t'évanouis aussi sec. Et puis papa allait bientôt rentrer.
D'ailleurs pourquoi ne pas l'attendre ici ?
A moins que maman ait réussi à le contacter et qu'il soit dèja chez lui ?
David dormait encore. Il me tournait le dos.
Le téléphone était sur le lino. Je l'ai ramassé et j'ai composé le numéro de papa.
Le répondeur.
Celui de pauline. Personne. J'allais reposer le comboné, mais je me suis ravisée.
J'ai hésité un moment, et j'ai tapé un troisième numéro. Elle a décroché tout de suite.
-Allô ?
Je n'ai pas répondu.
-Allô ?...Roxanne ? ....C'est toi Roxanne?...
Les sanglots étranglaient sa voix.
-Oui, j'ai dit tout bas pour ne pas réveiller David.
-Ma chérie!..Ou es-tu ? Tu vas bien ? Ou es-tu Roxanne ?
-T'inquiète pas maman, j'attends papa.
Et j'ai raccroché, parce que j'avais les yeux mouillés et que je ne voulais pas me faire avoir.
Je me suis leve. La seringue gisait au pied de son lit.
J'ai regardé son visage. Par moments il ressemblait à un petit garçon, un sourire au coin des lèvres. Et brusquement ses traits se crispaient, comme s'il souffrait.
J'ai eu le temps de préparer le petit déjeuner avant qu'il se réveille.
J'ai fait ce que j'ai pu, avec ce que j'ai trouvé ans l'armoire désertique.
Du chocolat à l'eau avec des biscottes sans rien dessus.
Le beurre, je n'ai pas osé à cause de la couleur et de l'odeur.
J'avais fait un peu de ménage aussi. J'avais jeté la seringue dans la poubelle en la tenant le plus loin possible de moi, entre le pouce et l'index.
Quand j'ai posé les bols sur la table, David est sorti de son rôle de sommeil.
Il a bâillé, puis il m'a souri ! :
-'Jour p'tite soeur. J'croyais pas que tu serais là.
-J'ai oublié de partir, j'ai dit en versant le chocolat.
Alors il s'est mis à plaisanter, comme si j'avais vraiment été sa fragine, depuis que j'étais née.
-Psss ! ... il a fait en regardant autour de lui. T'es une vraie fée du logis, dis donc. Faudra que je pense à te demander en mariage à ton père...
Il s'est levé. Il avait la sale tête de quelqu'un qui se lève.
J'ai haussé les épaules :
-C'est à la fille qu'on demande aujourd'hui, pas au père.
Il s'est gratté le crâne pour essayer de remettre ses cheveux en place.
Ou alors ça le démanggeait.
-C'est vrai ça..., il a murmuré.
Il s'est mis a genoux devant moi, une main sur le coeur.
-Mademoiselle Roxanne - il a déclamé comme au théâtre-, j'ai l'honneur de demander votre main. Acceptez-vous de devenir ma femme , de ranger mon studio , préparer mes repas et laver mes chausettes j'usqu'à la fin de votre vie ?
Quand il oubliait d'être malheureux,David était rigolo.
-Ca va pas la tête non ? Tu crois pas que je vais épouser un garçon qui a du beurre moisi dans son armoire ! j'ai répondu...
-Ta raison petite soeur..t'as raison...
Il s'est relevé, l'air déçu, réellement déçu.
Je n'ai rien compris. Il ne s'imaginait tout de même pas que je pouvais accepter !
-Tu sais, de toute façon je suis trop petite pour me marier, j'ai ajouté à tout hasard.
C'était le problème avec David.
Il était content, et dans la seconde qui suivait, il était triste.
On s'était assis à la table.
J'ai commencé à manger ma biscotte, lui est resté immobile, les yeux dans le vague, ailleurs.
J'ai pensé au vieux bonhomme du café des Voyageurs.
-Il va être froid ton chocolat...
Son regard s'est rallumé. Il a porté le bol à ses lèvres. J'ai vue le bleus au creux de ses bras, là ou les seringues avaient joué aux fléchettes.
Je n'ai pas su tenir ma langue.
-J'dormais pas hier quand...
Il m'a coupée :
-Je sais. Je n'aurais pas dû. Pas devant toi...
Il a bu une gorgée.
-...mais je n'ai pas pu attendre.
Après un long silence, j'ai demandé :
-Pourquoi tu fais ça, pourquoi tu te...
Le mot n'est pas sorti de ma bouche.
Sur ses lèvres, il y a de nouveau eu un sourire, triste ; celui d'un clown blanc.
-A cause des " pourquoi " justement...
Je ne comprenais pas toujours ce qu'il voulais dire.
J'ai susurré, les yeux baissés sur mon bol :
-Tu devrais pas...C'est pas beau les bleus sur tes bras.
Il s'est appuyé sur les coudes, pour se pencher vers moi et me poser un baiser sur le front. Il m'a dit :
-Ces bleus-là ne sont rien par rapport à ceux que j'ai au coeur.
Et il est passé dans la salle d'eau.
Sous la douche il a crié, pour que je l'entende :
-Au fait , qu'est-ce tu fais là ? Pourquoi tu rentres pas chez toi ?
-T'occupe, j'ai repondu. C'est aussi une histoire de bleu au coeur.

David, j'aimais bien quand tu m'appelais " petite soeur " .
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 7:49

La suitttttttttttttttttte ! Je comprends pourquoi tu aimes ce livre, il est prenant

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 19:23

Jusqu'à la fin, il ne m'à plus interrogée ni sur ma famille, ni sur les raisons de ma fugue.
Il s'en moquait ou peut-être il pensait que tout cela ne regardait que moi, que je n'avais pas de comptes à lui rendre, qu'à douze ans j'avais bien le droit de me trouver ou je voulais.
Quand je lui ai demandé si je pouvais rester jusqu'à la fin de la semaine, il a juste répondu :
-T'as besoin de te cacher ?
-Non ! ... enfin..., oui un peu...
-Reste tant que tu veux, frangine.
Alors je lui ai promis de faire une charlotte au chocolat pour le remercier, et j'ai téléphoné au répondeur de papa pour laisser l'adresse, et lui dire de venir me chercher dès son retour.

Le mardi après-midi, on est allés se baigner.
Enfin surtout moi.
J'en avais marre de cette chambre. Je m'ennuyais à mort.
J'ai eu envie de prendre un bain. Il n'y avait pas de baignoire chez David, et le lavabo était un peu petit...Il écoutait de la musique, un casque sur les oreilles. J'ai débranché le casque et j'ai dit :
-Emmène-moi a l'étang.
Il s'est retourné vers moi, étonné.
-Quest-ce que tu racontes ?
-J'ai envie de me baigner, emmène-moi à l'étang.
Il a soupiré :
-Je n'ai pas envie de sortir...et puis je croyais que tu te planquais...
-Il est loin l'étang, il n'y a jamais personne. Allez, sois chic , emmène-moi !
-Un autre jour, Roxanne.
J'ai fait la moue.
-Allez, grand-frère...
Ca a fait mouche. Il a posé le casque sur le lit.
-Bon..ou elle se trouve ta piscine ?
-C'est pas une piscine, c'est un étang !

On allait souvent y pique-niquer, le dimanche quand j'etais petite.
On arrivait très tôt le matin.
Papa et moi, on pêchait, et puis après on allumait un feu et maman préparait les poissons.
Et si on n'avait rien attrapé, on mangeait des oeufs durs.
Pendant la sieste, on dormait sur une couverture étalée dans l'herbe, et moi je les entendais se donner des bisous.
-A 30 kilomètres d'ici dans la montagne.
-Mais je n'ai pas de voiture !
-Ah non ! Ce n'est pas possible ! Emmène-moi à l'étang,je te dis !
Il s'est levé et est sorti en marmonnant " je r'viens . "
Je ne sais pas pourquoi j'ai tant insisté : je ne suis pas du style capricieuse.
Je crois que j'avais envie de prendre l'air, de lui montrer de joli coin, loin de cette chambre crasseuse.
Et je ne connais pas de plus bel endroit que l'étang, c'est pour ça.
Je l'ai entendu frapper chez le voisins,et il est revenu en faisant sauter des clés dans sa main.
Aussi souriant qu'il vait paru renfrogné deux minutes plus tôt, il a dit :
-En route, princesse !
J'étais si contente que je lui ai sauté au cou et je l'ai embrassé, mais aprés j'ai été un peu gênée.
Ca ne faisait pas vingt-quatre heures qu'on s'était rencontrés.
Il a enfilé son blouson, celui qu'il portait toujours dehors, pour que personne ne voie ses bras.
J'ai attrapé mon sac et on a descendu les escaliers quatre à quatre.
Arrivée en bas, j'ai stoppé net, et je lui ai demandé de jeter un oeil dans la rue.
J'avais peur qu'elle soit pleine de policiers, fusils en joue, comme le jour ou les gangsters ont fait leur hold-up dans la banque à côté de chez moi.
Mais il n'y avait rien de suspect. Juste le temps de la repérer, et on est montés dans la R5 rouge.
Je me suis allongée sur le sol, à l'arrière, jusqu'à la sortie de la ville, puis j'ai escaladé le fauteuil avant pour passer à côté de lui.
On a roulé vitres grandes ouvertes et le vent faisait danser nos cheveux.
Pas tellement les siens parce qu'ils étaient plutôt courts.
Il roulait doucement.
On avait le temps d'entendre les grillons, les rayons du soleil nous chauffaient à travers le pare-brise.
C'était comme si je m'étais échappée de prison.
J'ai baissé le pare-soleil et je me suis regardée dans la glace.
J'ai souri.
Du coin de l'oeil, j'ai observé David dans le rétroviseur.
Son visage ne paraissait plus fatigué, malgré ses joues creuse.
On était drôlement bien.
Alors j'ai posé mon bras sur ses épaules, parce qu'il aurait vraiment pu être mon frère.

On a garé la voiture près d'un champ, et on est montés a pied par un petit chemin de pierres.
En haut, on a découvert l'étang au millieu des arbres et des sapins.
C'était plus beau qu'une image.

-Le dernier dans l'eau fait la vaiselle ce soir ! j'ai crié.
J'ai couru jusqu'au bord de l'étang. Je me suis déshabillée en quatrième vitesse.
J'ai juste gardé mon slip parce que je n'avait pas de maillot, et je me suis précipitée dans l'eau en éclaboussant le plus possible.
Elle était froide , c'était bon.
Je me suis retournée et j'ai vu David debout, les mains dans les poches de son blouson.
-Tu viens pas ? j'ai demandé.
-Non, non...Je n'aime pas l'eau...Tu avais raison, c'est chouette ici !
-Eh oui ! j'avait raison, et toi tu seras de vaiselle ce soir.
Il a ri :
-A tes ordres, frangine !

Je me suis laissée aller sous l'eau, en ouvrant les yeux.
Quand je suis remontée à la surface, j'ai secoué mes cheveux.
Après j'ai fait la planche en regardant le ciel et en écoutant les poissons.
Ma tête s'est vidée, je flottais.
J'étais devenue sirène.
J'appartenais à l'étang, rien qu'à lui, pas à l'autre monde.
Mais ce n'était qu'une illusion.
Alors j'ai nagé pour regagner le bord. Quand j'ai pu avoir pied, j'ai marché lentement pour sentir mon corps sortir peu à peu de l'eau, et mes cheveux ruisseler.
David était assis , les jambes en tailleur.
Il mâchouillait un brin d'herbe.
Et j'ai détesté ça, parce qu'il me regardait.
Il regardait mon corps.
Et j'ai horreur que les hommes me regardent comme si j'était une femme, parce que j'en suis pas une.
Il m'énervent. Comme la fois ou Lépapère est entré dans la salle de bains.
J'avais oublié de tourner la clé.
J'étais toute nue, je venais de prendre ma douche.
Il a sifflé, et a dit : " Mais c'est une vraie demoiselle notre petite Roxanne ! " J'ai eu si honte que je n'ai pas su quoi répondre.
Je me suis entourée d'une serviette et je me suis réfugiée dans ma chambre.
Son rire m'a poursuivi jusque sous les couvertures.
J'ai pleuré pendant une heure au moins, en appuyant sur ma poitrine avec mes deuc poings, pour essayer de la faire rentrer, mais évidemment, ça n'a pas marché.
Le regard de David me gênait drôlement.
Le rouge m'est monté aux joues.
J'ai vite rammassé mes vêtements, et je suis allée me rhabiller derrière les arbres.
Quand je suis revenue, il essayait sans succès de faire des ricochets sur l'eau.
Je me suis approchée de lui.
Il a dénoué son foulard et il s'en est servi pour me sécher les cheveux.
Et puis il m'a pris la main et il a dit :
-Tu es très joli, petite soeur.
Et on a rejoint la voiture.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 21:26

Encore ! hihi

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 23:08

Pourquoi a t'il fallu qu'il y ait le soir ?
On est rentrés au studio vers 18 heures. Sur le chemin du retour, David n'avait pas dit un mot.
Il paraissait de nouveau ailleurs. Il s'est allongé sur le canapé et a essayé de lire.
Mais il était énervé, alors il a reposé le bouquin et il s'est mis à tourner en rond dans l'appartement.
J'ai voulu retéléphoner à maman, pour la rassurer, mais c'est Lépapère qui a décrochè.
Je n'ai rien dit. Il n'y avait toujours personne chez papa et Pauline.
Ils devaient être partis en vacances ensemble.
J'ai commencé à avoir faim.
David se balançait sur son rockingchair.
-Qu'est-ce qu'on mange ? j'ai demandé.
Il n'a pas répondu. J'ai fouillé dans le placard et le frigidaire : tout était vide. J'ai reposé ma question mais il ne l'a toujours pas entendue, je crois.
Alors j'ai grignoté une biscotte, et j'ai sorti mon carnet à secrets de mon sac pour écrire tout ce qui m'était arrivé depuis la veille.
J'étais plongée dans mes pensées, c'est pour ça que j'ai sursauté quand il a dit :
-T'as faim ?
-Ben, ça fait une heure que je te demande ce qu'on va manger...
-Y'a rien. Viens , on va prendre un sandwixh quelque part.
Je n'avait pas envie d'y aller. Je n'aimais pas la tête qu'il vait depuis le début de la soirée, et j'avais peur de rencontrer quelqu'un qui me connaissait, dehors.
Mais j'avais faim, et les biscottes, ça va bien deux minutes.
On s'est retrouvés attablés à la terrasse d'un café, devant un cacolac, un lait-fraise et deux croque-monsieur.
Il faisait déjà nuit.
David a salué deux ou trois personnes de la main.
Il semblait toujours aussi énervé.
Il n'arrêtait pas de bouger sur sa chaise. Il bâillait sans cesse aussi. C'est comme ça que j'ai vu qu'il lui manquait des dents au fond.
-C'est à cause des caries qu'elles sont tombées tes dents ? j'ai demandé.
-Mmmm mmmm, il a fait.
-Et pourquoi tu ne te les fais pas remplacer ? j'ai rajouté, parce que j'en avais assez qu'il reste silencieux.
-J'ai pas envie de parler, Roxanne.
Je l'ai détesté. Pourquoi il était méchant avec moi ? Je ne lui avais rien fait.
Il s'est levé pour se rendre au toilettes. J'en avais marre. Mais j'ai vu des amoureux s'embrasser en face de moi , et j'ai pensé à ce que m'avait dit David à l'étang, que j'était jolie.
Et du coup, j'ai eu envie de l'être plus encore, pour lui , pour qu'il redevienne content.
J'ai pris mon sac, et je me suis dirigée moi aussi vers les lavabos.
C'était éclairé par un néon qui n'arrêtait pas de clignoter en grésillant. Et puis, ça puait.
Devant le miroir, j'ai mis les boucles d'oreilles de papa.
Et comme, en fouillant dans mon sac, je suis tombée sur le bâton de rouge de Carole, je me suis fais une bouche toute colorée.
Je me suis dit que David allait aimer.
J'étais belle comme une reine, dans la glace.
La porte des cabinets s'est ouverte. Il en est sorti, et j'ai souri pour lui plaire.
Mais je n'ai pas compris, parce qu'il est passé devant moi sans rien dire, sans même me voir.
Je l'ai appelé :
-David !
Il ne s'est pas retourné. C'est à ce moment-là que j'ai aperçu la seringue par terre. Je n'ai pas pu en détacher mon regard.
Quelqu'un m'a bousculée, je gênais le passage.
J'ai relevé la tête et je me suis vue dans le miroir.
J'étais moche avec mes yeux mouillés et ma grosse bouche peinte. J'ai eu honte.
Alors j'ai passé la manche de mon blouson sur mes lèvres, en frottant fort pour enlever le rouge.

De retour dans le studio, David s'est écroulé sur le lit.
Moi, je me suis couchée sur le canapé en serrant mon ours dans mes bras.
Je ne voulais plus te connaître, David.
Je voulais que papa vienne me chercher.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mer 5 Mai 2010 - 23:22

C'est tristounet

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Jeu 6 Mai 2010 - 4:23

Mercredi - On est restés dans l'appartement.
Avec tous mes copains dehors, j'ai préféré ne pas trop y mettre le nez.
Ils devaient être sur le pied de guerre et me chercher.
C'est du moins ce que j'ai imaginé.
David et moi n'avons pratiquement pas échangé un mot.
Faut dire qu'il a passé la bonne partie de la journée à dormir.
Moi, j'ai regardé la télé.
Heureusement que maintenant il y a des émissions le matin.
Je suis quand même sortie juste un peu vers midi.
J'avais un mal de crâne jusqu'au bout des cheveux et puis fallait bien que je fasse des courses : le frigidaire ne s'était pas rempli tout seul pendant la nuit. Je n'ai pas voulu réveiller David.
J'ai fouillé dans son blouson et j'ai trouvé un billet de cent francs tout froissé au fond d'une des poches.
Une fois dans la rue, peut-être à cause de l'air heureux des gens, à un cauchemar poisseux, comme si David n'avait jamais existé.
J'ai failli partir, je ne sais pas ou, mais partir.
Seulement je suis passée devant la vitrine d'un magasin sur laquelle était scotché une affichette jaune. S.O.S. Drogue. Ne restez pas seul , et il y avait un numéro de téléphone.
Je crois que c'est parce que je l'ai lue que je suis restée.
Chez l'épicier, j'ai acheté une boîte de cassoulet, du jus d'orange, et de la crème fraîche ; j'adore ça.
Au moment de payer, j'ai eu envie de faire un cadeau à David, pour me réconcilier avec lui, pour qu'il redevienne rigolo.
Alors je lui ai pris un paquet de bonbons. Des caramels mous, à cause de ses dents.
Quand j'ai poussé la porte d'entrée , je l'ai aperçu, recroquevillé dans le coin du canapé.
Il avait ramené ses genoux sous son menton.
Je lui ai tendu le paquet de bonbons :
-Tiens , j'ai murmuré, c'est pour toi...
Il n'a même pas tourné la tête.
Son corps était parcouru par un tremblement. Il avait l'air malade comme quelqu'un qui a la grippe.
Il n'a pas ouvert la bouche.
J'ai posé les caramels mous à côté de lui,et je me suis assise sur le canapé pour regarder la télé. J'aurais bien voulu qu'on parle, mais il ne pouvait pas.
Il pleurait. Il n'arrêtait pas de pleurer, en silence. Je crois qu'il ne s'en apercevait pas. Il devait avoir mal partout. Partout. Alors j'ai ouvert le pot de crème fraîche et j'ai trempé mon doigt dedans.
Quest-ce que je pouvais faire d'autre ?
A la télé, c'était les publicités. Une contre la drogue justement.
Celle ou à la fin le garçon jette le sachet dans les toilettes , il tire la chasse, et puis en gros sur l'écran c'est écrit :
La drogue c'est de la merde.
-Ah non ! ils exagèrent ! avait crié Lépapère le jour ou il avait découvert ce clip en mastiquant son steak devant le poste.
Y'a des gosses qui regardent à cette heure !
Lépapère n'a jamais rien compris à rien.
J'ai entendu David ricaner.
Je me suis tournée vers lui. Il a murmuré quelque chose à travers ses larmes, mais je n'ai pas compris.
-Qu'est-ce que tu dis ? j'ai demandé doucement.
Mais il n'a pas répondu. Il a continué à pleurer, à pleurer et à trembler.
Il n'a pas dormi de la nuit. Chaque fois que je me réveillais, je l'entendais s'agiter dans ses draps, grognant des mots incompréhensibles.
Il respirait très fort.
Au petit matin, quand je me suis levée, il était assis sur son lit, en nage. Son tee-shirt était trempé. Il avait les yeux hagards. J'ai paniqué, je me suis précipitée vers lui, je lui ai pris la main :
-Quest-ce que t'as David ? Tu veux que j'appelle un docteur ?
-IL...il...il m'en...fff...faut..., il a ânonné avec peine.
J'ai pensé faire comme si je ne comprenais pas, mais à quoi ça aurait servi ?
-Il ne t'en reste plus ? j'ai demandé.
J'aurais tant voulu être ailleurs.
J'ai dit :
-Tu veux que j'aille t'en chercher ?
-De l'ar...gent...il...marchera plus...
J'aurais tant voulu que papa frappe à la porte.
-Je vais te ramener de l'argent, David.
Une lueur a traversé son regard. Il a pointé le téléphone. Je l'ai ramassé et je l'ai posé sur le lit. De sa main tremblante , il a composé un numéro, se trompant , s'y reprenant à deux fois.
Il a soulevé le combiné jusqu'à son oreille.
Dans un souffle il a murmuré :
-C'est David...Viens...
Et il a laissé retomber le combiné. J'ai pris mon blouson sur la chaise. J'étais sur le pas de la porte lorsqu'il m'a appelée :
-Roxanne...
Mais il n'a rien ajouté. je suis sortie.
J'aurais tant voulu que tu me dises encore une fois que j'était jolie.

Je me suis retrouvée devant la maison de maman sans avoir vu rien ni personne de tout le trajet. Dans ma tête il n'y avait que l'image de David malade sur son lit.
J'avais les oreilles qui bourdonnaient et des oeillères de chaque côté du visage.
J'aurais traversé un désert, ç'aurait été pareil.
J'ai escaladé le portail sans prendre garde aux voisins.
De toute façon, cette cité est vide pendant la journée. Je suis montée sur le toit de la véranda en grimpant après la gouttière.
Mon chat lézardait au soleil. Il est venu me se frotter contre mes jambes. Je l'ai juste un peu caressé, j'était pressée.
La fenêtre de la salle de bains était fermée.
J'ai hésité, mais fallait bien que je rentre.
Alors j'ai levé la jambe et j'ai balancé un coup de pied dedans.
La vitre s'est brisée avec fracas. J'ai pu tourner la pignée et ouvrir les battants.
Et je me suis faufilée dans la pièce. L a première chose que j'ai vue, c'est les poils de barbe qui surnageait dans l'eau savonneuse du lavabo.
Ce n'est pas que je sois maniaque, mais il n'y a pas à dire , Lépapère me dégôute.
Par contre dans leur chambre , ça m'a fait drôle, surtout quand j'ai aperçu ma photo sur la table de chevet de maman.
S'il n'y avait pas eu Lépapère, je ne serais jamais partie.
Ou s'il avait seulement été plus gentil, un peu. Moi, j'ai essayé. Un jour je lui ai offert une cravate à son anniversaire , il ne l'a jamais portée. D'accord elle était moche , mais quand même.
Je suis allée dans ma chambre aussi . Tout était rangé, même mon bureau, le lit était fait : c'était nickel. Ma mère ne supporte pas le désordre.
Pour une fois, ça ne m'a pas énervée. J'ai eu envie de m'allonger et de dormir.
Je suis repassée dans leur chambre.
Dans l'armoire , sous une pile de pulls, il y avait des billets de cent francs. J'ai tendu la main , mais je n'ai pas osé tout de suite. Et j'en ai fourré la moitié dans ma poche . Il fallait que j'aide David.
Je n'ai pas eu besoin de jouer les cascadeuses pour quitter la maison. J'ai décroché la clé qui pendait à un clou dans la cuisine, et je me suis enfuie , laissant tout ouvert.
Avant de partir , j'ai travé un coeur avec un feutre bleu sur ma photo pour maman.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Jeu 6 Mai 2010 - 11:39


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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Ven 7 Mai 2010 - 1:58

Quand je suis entrée dans le studio, l'autre était en train de dire:
-Tu ne m'auras pas cette fois, David. Le fric d'abord.
En me voyant, il a paru inquiet, mais quand j'ai sorti les billets de ma poche, ça l'a tout de suite détendu. Il a ricané :
-Eh ben, dis donc, mon pote, tu les prends de plus en plus jeunes!...
David ne pouvait plus parler. Il se tordait sur son lit comme s'il allait se ratatiner.
Ses yeux criaient la douleur. Il pleurait. Il suait. Il n'arrêtait pas de se griffer les bras.
Son visage était creusé de partout : je ne l'ai pas reconnu. L'autre a ouvert le tiroir pour prendre la seringue. L'image de la vieille aus fesses ridées m'a traversé l'esprit et j'ai eu envie de vomir. J'ai dévalè les escaliers, et j'ai couru dans la rue, couru, couru, jusqu'au canal, le canal Saint-Martin qui est si beau.
Je me suis promenée sur la berge tout l'après-midi, jusqu'à tard le soir. De temps en temps, je m'asseyais au bord de l'eau, et je ne pensais à rien, rien qu'à l'eau. Ou je m'allongeais dans l'herbe. Je fermais les yeux et je me racontais des histoires ou je faisais du cheval sur la plage, des histoire ou j'étais si belle que même les fleurs se retournaient sur mon passage.
J'était à dos de cheval quand j'ai senti quelque chose me chatouiller le bout du nez.
J'ai ouvert les yeux, une coccinelle m'a obligée à loucher.
Je l'ai caressée doucement du bout de l'index. Elle n'a pas eu peur, et elle est passée sur mon doigt. Je l'ai approchée tout près de ma bouche pour lui parler. Je lui ai dit qu'elle était jolie avec sa robe rouge, et que j'aimerais être moi aussi une coccinelle. Nous aurions été copines toutes les deux et nous nous serions envolées ensemble pour faire le tour du monde jusqu'en chine au moins. Et puis j'ai murmuré:
- Petite coccinelle, envole-toi, va dire a mon père de venir me chercher.
Je pleurais. J'ai soufflé sur le bout de mon ongle. Elle a ouvert les ailes et elle est partie.
Quand , plus tard, j'ai demandé à papa si elle était arrivée jusqu'à lui, il m'a répondu non.
Mais je suis sûre qu'elle lui a porté mon message. C'est lui qui ne l'a ni vue ni entendue.
C'est si petit, une coccinelle.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Ven 7 Mai 2010 - 12:15

C'est trop prenant, j'attends à chaque fois la suite avec impatience !


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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Sam 8 Mai 2010 - 3:45

La nuit était déjà tombée quand je me suis décidée à regagner l'appartement de David.
Je n'ai pas osé entrer. J'ai frappé à la porte, il est venu m'ouvrir.
-Bonsoir, p'tite soeur...J'ai cru qu tu étais rentrée chez toi...
Il semblait n'avoir aucun souvenir de ce qui s'était passé le matin.
Il paraissait ravi de me revoir. Il était redevenu calme. Je ne l'ai jamais vu aussi apaisé que ce soir-là.
-Tu ne m'avais pas promis une charlotte au chocolat ? il m'a demandé avec un clin d'oeil. Allez, au boulot !
Sur la table , il avait étalé tous les ingrédients nécessaires, il n'en manquait pas un. Je ne sais pas comment il avait fait, il n'y avait même pas un livre de cuisine chez lui.
Il connaissait peut-être la recette par coeur mais ça m'étonnerait.
J'étais si contente de le voir ainsi que je m'y suis tout de suite.
Tout en disposant les boudoirs dans le moule ( c'est avec les boudoirs qu'on fait les meilleures charlottes), j'ai dit:
-Le type de ce matin, je le déteste.
Il était devant la télé.
-Quoi ?
-Le type de ce matin, je le déteste, j'ai répété.
Il a eu un petit haussement d'épaules:
-AH...Jean-Paul...
Il n'avait rien oublié.
-C'était une artiste, Jean-Paul, tu sais...Il a peint des toiles superbes.
-Il a arrêté ? j'ai demandé en versant la crème.
-Oui...il n'y arrive plus.
J'ai laissé passer un silence, et puis j'ai dit:
-C'est à cause de la drogue ?
-Mmm mmm, il a fait. Elle lui a volé l'envie de peindre. Elle est tellement jalouse...
-Je sais, j'ai dit en plaçant le moule dans le frigidaire.
On a eu un cours là-dessus à l'école.
Paraît qu'on ne sait plus rien faire quand on se drogue.
-Ce n'est pas tout à fait vrai. Quand Jean-Paul a commencé à prendre de l'héroine, il a peint des tableaux extraordinaires. Peut-être les plus beaux...
Il a réfléchi un instant.
-Comment je peut t'expliquer ?
Je m'étais installée près de lui dans le canapé. Et lui qui passait son temps à se taire s'est mis à parler, à parler. A me parler.
-Tu sais ce que c'est un pacte avec le diable ?
J'ai fait non de la tête.
-C'est souvent raconté dans les contes du Moyen-Age.
On croyait alors beaucoup à l'Enfer et au Paradis...
-C'est des bêtises tout ça, j'ai dit.
Il a souri.
-Je n'en suis pas si sûr...A cette époque,on disait que si tu désirais la richesse ou un amour inaccesible, tu pouvais passer un pacte avec le diable.
Il t'offrait ce que tu voulais. Mais en échange, il était convenu qu'il viendrait quelque temps plus tard prendre possession de ton âme, et que tu deviendrais son serviteur pour l'éternité.
Evidemment cela se passait toujour mal car , une fois devenu riche d'or ou d'amour, personne ne voulait s'acquitter de sa dette et mourir.
Mais il était impossible de racheter son âme au diable. Seuls quelques-uns s'en sortaient avec l'aide d'un magicien. Les autres se débattaient à en devenir fous, mais en vain.
Et il a ajouté:
-Eh bien tu vois, la richesse de Jean-Paul, c'était sa peinture.
Pour elle, il a vendu son âme.
-Mais alors, j'ai demandé, toi aussi t'as passé un pacte avec le diable ?
Il n'a pas répondu tout de suite. Il avait les yeux humides.
-Avec le diable ?...Je crois...oui...
-Mais en échange de quoi ?
-Je ne sais pas...je ne sais plus...
-Il n'est pas trop tard ! j'ai dit avec force.
Je vais être ta magicienne, tu va voir la tête qu'on va lui mettre tous les deux à ton diable !
Il m'a prise contre lui et a murmuré :
-Je voudrais tant, petite soeur...je voudrais tant.
On s'est endormis comme ça.
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Sam 8 Mai 2010 - 12:13

La suite la suite la suite !

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MessageSujet: an   Dim 9 Mai 2010 - 3:43

Vendredi - Il m'avait préparé un petit déjeuner royal, avec des bougies au milieu de la table. D'accord, en général c'est le souper qui est aux chandelles. Et alors?
Entre les bougies, ma charlotte trônait en vedette. Le thé fumait dans la théière et le jus d'orange avait été versé dans des verres.
Y'avait même un petit bouquet de fleurs.
David était heureux de sa suprise. Moi, je croyais que tout allait s'arranger. Papa rentrait le lendemain, je lui aurais parlé de David, on l'aurait aidé.
-A quoi tu penses p'tite soeur ?
-Aux vacances. On va camper au bord de la mer avec mon père. Tu pourrais venir. Je suis certaine que tu t'entendrais bien avec lui.
Et puis on va faire du bateau aussi...
-Et pourquoi pas ? il a dit, les yeux rêveurs.
J'ai vraiment cru que tout allait s'arranger.
On a passé la matinée à lire des bandes dessinées, Blueberry et jérémiab , c'est celles que je préfère.
Vers midi, il a levé le nez de son album pour dire:
-Je commence à avoir un petit creux, tu veux bien aller faire quelques courses?
Il ma donné un billet. En descendant j'ai pensé " Tiens , je mangerais bien des spaghetis à la bolognaise" , mais comme je n'avais pas envie de les préparer, j'ai penché pour une pizza toute prête.
Le ciel sétait couvert , l'orage menaçait.
J'aime bien la pluie, ça nettoie tout. Je suis allée commander une Margherita au bonhomme de la camionnetten" pizza-frites-boissons fraîches" installée sur la place.
-Cinq minutes d'attente, petite demoiselle !
Sur le poteau électrique , à côté, il y avait une affichette , la même que celle que j'avais lue deux jours plus tôt sur la vitrine d'un magasins.
Ca m'a donné une idée.
-Avec de l'huile piquante , la pizz ?
J'ai acquiescé, il l'a emballée dans une boîte en carton et je l'ai embarquée.
Au lieu de remonter directement au studio,je me suis arrêtée dans une cabine téléphonique à pièces, qu'ils avaient dû oublier de changer.
J'ai posé la pizza sur la tablette, et j'ai composé le numéro.
-Bonjour. Ici S.O.S. Drogue. Vous pouvez parler.
-J'peux ne pas dire mon nom ? j'ai demandé.
-Les appels sont anonymes , nous ne vous demandons rien. Vous pouvez parler.
Alors je leur ai tout raconté, que je connaissais David, qu'il se droguait, et qu'est-ce qu'il fallait faire pour qu'il arrête ? La voix de l'autre côté du fil était très douce. Elle m'a dit que j'avais bien fait d'appeler, et que si je voulais aider mon copain, ce que je pouvais faire, c'était de lui donner ce numéro, en lui disant qu'il pouvait appeler le jour comme la nuit.
Elle m'a aussi donné des adresses ou des gens l'aideraient sans rien lui demander, sans lui chercher d'ennuis.
J'ai tout noté sur la boîte de carton .
Et puis je l'ai remerciée et j'ai raccroché.
Comme la pizza refroidissait, je me suis dépêchée, mais je n'ai pas couru dans les escaliers, pour ne pas risquer de la faire tomber : j'avais faim.
J'ai appuyé sur la poignée avec le coude et j'ai poussé la porte avec mon pied.J'ai voulu crier à table, mais je n'en ai pas eu le temps.
David était allongé sur le lit, immobile.
Son bras pendait dans le vide, au-dessus d'une seringue brisée sur le carrelage.
Je suis allée jusqu'au frigidaire sans le quitter des yeux.
J'ai mis la pizza dedans.
J'ai ramassé mon blouson et mon sac, et puis je suis partie.
Il était mort.

J'ai descendu les escaliers la main sur la rampe, la tête me faisait mal et je ne sentais plus les marches sous mes pieds. Tout était flou, comme dans le brouillard, les formes dansaient devant mes yeux. J'avais beau descendre, les escaliers n'en finissaient pas. Ca ne voulait pas s'arrêter.
J'ai aperçu une silhouette à contre-jour en bas, j'ai voulu aller vers elle ; mes jambes se sont mises à trembler, tout tournait devant moi, j'étais sur un manège fou. J'ai cru entendre " Roxanne ! " la vois venait de loin, de très loin. Et je me suis évanouie.

J'ai rouvert les yeux dans le lit de Pauline.
Elle me caressait les cheveux en me parlant doucement. J'ai murmuré :
-Pauline...
Et puis tout de suite après:
-Il est mort ?
Elle a hoché de la tête. J'ai éclaté en sanglots.
Elle m'a tendu un verre d'eau, et elle m'a demandé de tout lui raconter.
Mais je n'ai pas pu, j'avais la gorge trop serrée, les mots ne passaient pas.
Elle a insisté. Elle a dit qu'il ne fallait pas que je garde cette histoire dans le coeur.
Alors je me suis forcée , et tout s'est mis à sortir de ma bouche, Lépapère,le café des Voyageurs,les seringues, l'étang, le rouge à lèvres, la pizza , David. Je pleurais autant que je parlais.
C'est elle qui m'a raconté la suite. Qu'elle était rentrée avant papa. Qu'en allant chercher un livre chez lui, elle avait écouté les messages du répondeur.
Elle avait entendu celui de ma mère, celui de la police, et le mien.
Elle s'est alors aussitôt rendue à l'adresse que j'avais donnée.
Elle est arrivée au moment ou je descendais les escaliers, et je me suis évanouie dans ses bras.
La locataire du palier l'a aidée.
Elles m'ont allongée sur le canapé. J'ai repris connaissance, mais je délirais , je criais " non ! je veux pas de piqûre, pas de piqûre!" et elle a appelé une amie médecin , qui m'en a fait une quand même, pour m'endormir.
Mais elles ont dû me tenir les bras et les jambes parce que, quand j'ai aperçu la seringue, je suis devenue comme folle.
Ensuite, elle est montée au studio. C'est de chez lui qu'elle a téléphoné au samu. Ils sont venu le chercher. Ils l'ont emmené.
J'ai pleuré longtemps dans les bras de Pauline.
Elle me berçait en silence. Et puis je n'ai plus eu de larmes ; les dernières ont séché sur mes joues.
-Il rentre quand papa ? j'ai dit en reniflant.
-Cette nuit, ou demain matin. Tu veux prendre un bain ?
J'ai répondu oui. Elle est allée faire couler l'eau. J'ai pris le téléphone et j'ai composé le numéro de ma mère.
-C'est toi maman...
-Roxanne! je t'en prie! Dis-moi ou...
-Roxanne...
-Je t'embrasse maman.
Et j'ai raccroché, je n'avais pas envie de lui parler longtemps. Pas ce soir-là.
Quand j'ai relevé la tête, Pauline me souriait.
-Viens,ton bain est prêt.
Elle m'a laissée seule. Je me suis déshabillée et je me suis regardée dans le grand miroir. C'est vrai que je commence à ressembler à une femme. Et pour la première fois,j'ai trouvé ça joli sauf que, quand j'était petite , j'étais moins souvent triste.
Je me suis glissée dans la mousse et l'eau chaude, et c'était drôlement bon.
Je suis restée au moins une demi-heure dans la baignoire.
De temps en temps, Pauline frappait à la porte et me demandais si je n'avais besoin de rien.
Je me suis lavé les cheveux, et j'ai terminé par une douche froide. Sur la tablette du lavado, il y avait une petite bouteille de parfum.
Ca sentait la vanille, alors je m'en suis mis dans le cou.
-Quest-ce que tu dirais d'un bon petit restau ? m'a proposé Pauline.
J'avait une faim de loup,je ne me suis pas fait prier.
On s'est retrouvées au Lotus d'Or, un restaurant chinois auquel on a l'habitude d'aller avec papa.
D'ailleurs M. Chang nous a reconnues. J'aime bien les restaus chinois , parcequ'on rigole à cause des baguettes. Surtout que M.Chang ne donne pas de fourchette,même à ceux qui en demandent.
Du coup le type assisà côté de nous était bien embêté,et quand la pousse de bambou qu'il essayait d'attraper depuis cinq minute a atterri sur son pantalon, Pauline et moi n'avaons pas pu nous empêcher d'éclater de rire, surtout qu'elle m'avait versé un verre de vin, et que je l'avais bu.
Après, on a fait un concours, à celle qui laisserait échapper le moins de grains de riz sur la nappe. J'ai gagné, Pauline a été obligée de manger sa glace avec les baguettes aussi ; vers la fin, ça n'a pas été triste.
On est retournées chez elle bras dessus, bras dessous, en se racontant des blagues de quand on était petites, toutes les bêtises qu'on a faites sans que nos parents le sachent, et là elle m'a battue !

Tu sais David, pendant toutes ces heures, je n'ai pas pensé une seule fois à toi.

Elle était en train de préparer le thé quand on a sonné. Elle m'a demandé :
-Tu y vas , Roxanne ?
Je suis allée ouvrir la porte.
C'était papa.

Hier, j'étais chez Carole. On est allées au ciné, et je suis restée manger chez elle.
Après , on a discuté dans sa chambre , je n'ai pas vu l'heure, et papa a téléphoné.
Il s'inquiétait, je suis rentrée.
Dehors, la nuit était tombée.
Il pleuvait.La rue était éclairée par la lumière des réverbères et des néons, et toutça se reflétait dans les flaques. J'ai sorti le baladeur de mon sac, j'ai mis les écouteurs et j'ai appuyé sur " star ".
C'était une chanson d'Alain Souchon, La p'tite bill elle est malade
Elle a besoin d'une promenade
Avec un qui serait son amoureux
Une heure ou deux
Bill ma bill t'es comme tout le monde,
Quand ça coule de tes yeux,ça tombe,
Et c'est pas des confettis
Cette pluie.
Moi aussi je suis comme tout le monde.
Et j'ai senti les larmes me monter aux yeux, sans que je puisse rien n'y faire.
Je marchais. J'ai vu une de leurs affiches, La drogue c'est de la merde , qui s'étalait en grand sur un mur, et j'ai compris ce que tu avais voulu dire en regardant le clip, David.
La drogue, ce n'est pas seulement de la merde. C'est la mort
Alors, j'ai levé la tête, la pluie a frappé mon visage, et j'ai prévenu le diable.


JAMAIS IL N'AURA MON ÂME.


J'espere que tu a aimer , moi la premiere fois que j'ai lu ce livre j'ai pleurée je m'en souvien et la pour la 2ème fois j'ai pleurée!!!

bisous regine !!
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Dim 9 Mai 2010 - 21:21

J'ai adoré ! Mais je n'aime pas la fin, c'est vraiment triste

Merci en tout cas pour ce beau partage, je crois que je suis la seule à l'avoir lu, mais c'est pas grave, ça m'a plu !


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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Dim 9 Mai 2010 - 23:41

C'est pas grave si tu a était la seule a l'avoir lu , au moins je les partagée avec toi !!! bisous
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 9:27

J'aimerais bien le lire, moi aussi, mais avec ma migraine qui c'est installée. C'est trés penible pour moi de lire sur l'écran. Ce livre je l'achéterai, et quant je le lirai, je penserai à toi Magalie.
En tout cas, bravo belle performance de dactylo!

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 14:56

Tu ne peux pas agrandir, ou l'imprimer Bobine ? En tout cas, il est chouette, moi j'ai vraiment aimé !

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 15:27

Merci bobine !!


J'adore lire , j'adore les livres , ma bibliothèque est pleine faut que mon père me monte des étagères car j'ai encore pleins de livres a ranger et j'aime pas les voir dans des cartons !!!

bisous regine !!!
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 16:05

Moi aussi j'aime lire ! ma bibliothèque est pleine à craquer... j'arrête d'acheter, car je ne sais plus où les mettre à force

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 16:11

comme moi !!
Mes a chaque fois yen n'a toujour un qui me plait et hop s'achete !!!
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Lun 10 Mai 2010 - 16:52

Moi, c'est pareil, problême de stocage, étagéres pleines. Mon plus gros soucis, est d'avoir des amis libraires qui savent trés bien me tenter !
Comme ils sont vraiment sympa, je ne sais pas leurs dire non! Du coup chez moi, c'est une véritable bibliothéque, dont Bobine adore......machouiller les coins de couverture!

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 11 Mai 2010 - 4:02

voici quelques livres que j'ai , sa vous donnera peut être envie de les lire...




Emma et David passent leur lune de miel dans une cabane en forêt. Emma est enceinte de deux mois et le couple semble parfaitement heureux. Pourtant, depuis quelques mois, Emma, qui travaille dans un centre de soins psychiatriques, reçoit des lettres anonymes. La dernière, la pus menaçante, la pressait de ne pas se marier. Alors que David s'est éloigné pour couper du bois, Emma est attaqué par un homme masqué armé d'une hache. Mais la victime du meurtrier sera un chasseur qui, alerté par les cris de la jeune femme, avait couru à sont secours. Daid qui n'était pas encore revenu à l'arrivé de la police, déclare être tombé dans un piège de chasseur. Il est très vite le suspect numéro 1 (une voisine prétend l'avoir vu à la cabane deux mois auparavant en compagnie d'une autre femme). Emma est assez riche pour que son argent soit un motif de meurtre. Confronté aux questions de sa femme, David nie systématiquement et refuse de coopérer. De fausses piste en révélations inattendues, l'intrigue se complique tissant autour d'Emma un écheveau de possibilités funeste. Connaît-elle vraiment l'homme qu'elle a épousé ?







1965. Connecticut. Au HUG, centre de recherche neurologique, deux employés découvrent, dans la chambre froide où l'on dépose les animaux de laboratoire avant incinération, un sac contenant un corps sans tête, coupé en deux... Chargé de l'affaire, le lieutenant Carmine Delmonico établit rapidement le lien avec des meurtres sadiques récemment perpétrés. Toutes les victimes - des femmes - ont en commun leur jeune âge et leur couleur de peau. L'enquête piétine. Une seule certitude, le coupable appartient au HUG. La tension monte en ville sous la pression des activistes noirs, convaincus qu'il s'agit de crimes racistes. Vite, un coupable, avant que d'autres corps ne manquent à l'appel...







La Grande Dépression leur a tout pris : leur maison, leur mère qui s'est enfuie en les abandonnant et leur père, qui doit parcourir les routes pour trouver du travail. Thomas, douze ans, doit veiller sur sa soeur Margaret, huit ans. Les dangers sont nombreux pour deux enfants qui vivent seuls sous une tente dans la forêt. 'On disait que c'était dur pour tout le monde, mais le gamin ne connaissait personne d'autre qui en soit réduit à vivre dans les bois'. .. Et Margaret qui ne veut rien entendre : pourquoi doivent-ils supporter la faim et le froid et refuser la charité ? Et, surtout, pourquoi leur mère ne revient-elle pas ? Thomas non plus ne comprend pas, même s'il entend parfois les gens parler de leur 'traînée de mère'. Ils ne peuvent qu'espérer. Que tout redevienne comme avant. Quand leur père les quitte aussi, les enfants se retrouvent à la merci d'une horde d'adultes menaçants auxquels ils tentent d'échapper en se lançant à la recherche de leur mère. La réalité pourrait ne pas être à la hauteur de leurs espoirs.




Autant d'innocence dans les yeux de Christiane F., l'adolescente, crée l'émotion et l'envie de savoir. La jeune, Christiane F., pute junkie des années 70, est forte, sa personnalité reste intacte, elle décide de nous livrer sa vie. Ainsi le lecteur assiste à sa pure descente en enfer. Le lecteur voit, il sent cette dramatique et fatale déchéance. A travers son œuvre, Christiane F., bouleverse, chamboule tout, sans concession, elle fait savoir, elle fait comprendre, elle prévient. L'héroïne peint une société coupable et désespérée. La question de savoir pourquoi et comment les junkies sont ne se pose plus. Dans le texte règne la tristesse, tout en éclairant la possibilité d'une autre voie. Le témoignage écrit permet-elle à Christiane F., de s'éloigner du poison qu'est l'héroïne ? Au final, le livre apparaît comme un dégoût passionnant de vérité pour adultes et adolescents.


et pleins d'autre.....
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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 11 Mai 2010 - 9:54

Je connais les deux premiers auteurs. Le 3ème par contre inconnu au bataillon.

Christiane F, je l'ai lu et relu, j'ai adoré. Il y a en un autre, dans la même veine : L'herbe bleue. Tu connais ?

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 11 Mai 2010 - 12:05

non je connait pas... de quoi sa parle !?!
Moi en ce moment je li ce livre trés trés trés connu !!!



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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 11 Mai 2010 - 15:13

L'herbe bleue, c'est le journal intime d'une jeune droguée de 15 ans.

Le résumé :
Un soir, une jeune fille de 15 ans mal dans sa peau est invitée à
une soirée. Au jeu "il court le furet" , elle ne le
sait pas mais, dans 10 des 14 verres, il y a du LSD.
C'est sa première prise de drogue, à son insu. Elle y prend goût et
tout s'enchaîne très vite : elle se drogue de plus en plus souvent,
développe une addiction, quitte ses parents, vend sa "came" et se
retrouve presque à la rue. Elle fera de nombreuses tentatives pour
arrêter de se droguer, et finira dans un asile psychiatrique. Elle
meurt trois semaines après avoir décidé d'arrêter d'écrire son journal
("Tout a été pour le mieux, je pense, d'une manière spéciale. Salut, à
bientôt.")

Ses parents la retrouveront morte d'overdose alors qu'elle sortait du centre de réinsertion.
J'ai lu les deux (L'herbe bleue et Christine F), et j'ai préféré l'herbe bleue, j'avais l'impression vraiment d'être dans la tête de la gamine, de la façon dont il est écrit.
De toute façon, si tu as aimé Christine F, tu aimeras aussi l'herbe bleue

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Mar 11 Mai 2010 - 21:48

Je l'ai lu lorsque j'étais au collége. Ce récit est terrifiant!

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MessageSujet: Re: un pacte avec le diable de thierry lenain   Aujourd'hui à 12:01

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